-
"Comme si j'étais toujours à bout de souffle": Aux Philippines, un feu de décharge épuise les habitants
-
Piratage en ligne: le Conseil d'Etat retoque le dispositif français de réponse graduée
-
Au moins cinq incendies de forêt font rage à travers les Pays-Bas
-
Birmanie : Aung San Suu Kyi purgera le reste de sa peine assignée à résidence
-
Canons, drones et hélicoptères: l'armée française en démonstration de force
-
La croissance de la France a été nulle au premier trimestre, tandis que l'inflation décolle
-
Masters 1000 de Madrid: la surprise Blockx élimine le tenant du titre Ruud
-
TotalEnergies: la gauche pousse pour une taxation, le gouvernement temporise
-
La Bourse de Paris termine sur une note haussière avant la pause du 1er-Mai
-
Le roi Charles se rend dans un cimetière militaire américain au dernier jour de sa visite d'Etat
-
Décréter la sortie des énergies fossiles n'est "pas réaliste", dit le président de la COP31 à l'AFP
-
Accident de bus à Juvisy-sur-Orge: les véhicules récupérés dans la Seine, "aucun risque de pollution"
-
WTA 1000 de Madrid: tout en maîtrise, Andreeva file en finale
-
Décès du peintre allemand Georg Baselitz, connu pour ses tableaux à l'envers
-
Thomas Buberl, l'homme qui a transformé Axa
-
Bénéfice net record au premier trimestre pour BNP Paribas
-
Les militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés vont être conduits en Grèce, annonce Israël
-
Tour de Romandie: cannibalesque, Pogacar s'offre la deuxième étape
-
Destination Caracas pour le premier vol direct en 7 ans au départ de Miami
-
IA: Spotify lance un nouveau label "vérifié" pour les artistes humains
-
Renault: Jean-Dominique Senard ne fera pas "le mandat de trop" et quittera la présidence en 2027
-
La BCE temporise face au choc énergétique, avant une possible hausse des taux en juin
-
Wall Street digère un tsunami de résultats et données économiques
-
Priorité aux palmipèdes: Varsovie arrête la circulation pour le passage des harles
-
Au Mali, hommage sous haute sécurité au ministre de la Défense tué dans les attaques
-
La BCE maintient ses taux face à la montée des risques sur les prix et l'activité
-
Royaume-Uni: critiqué, le gouvernement promet d'agir après une série d'attaques antisémites
-
BPCE boucle le rachat de novobanco et fait du Portugal un de ses principaux marchés
-
Mission réussie pour Ariane 6 qui lance un nouveau lot de satellites Amazon Leo, rival de Starlink
-
L'Ukraine a demandé des "détails" sur la proposition russe d'une trêve le 9 mai
-
La Belgique veut prendre le contrôle de ses centrales nucléaires, et va négocier avec Engie
-
En Irlande, un trentenaire défie la démence en courant 32 marathons
-
Mauvais début d'année en zone euro, avec une croissance quasi-nulle et des prix qui grimpent
-
Défilé aérien, banquet, fanfares militaires: le roi de Suède fête ses 80 ans
-
IA: la Maison Blanche s'oppose à un projet d'Anthropic d'élargir l'accès à Mythos (média)
-
Le patron de la COP31 appelle à "accélérer la transition vers les énergies propres"
-
France : mauvaise surprise pour la croissance, restée nulle au 1er trimestre
-
Le Kényan Sawe, premier marathonien sous les deux heures, accueilli en héros au Kenya
-
Volkswagen s'enfonce dans la crise et veut tailler encore dans ses coûts
-
La Bourse de Paris en nette baisse, entre envolée du pétrole et résultats d'entreprises
-
La France suspend la vente d'un dispositif de stérilisation chez les femmes
-
Très mauvaise surprise pour l'économie française, le PIB est resté stable au 1er trimestre, et pas à cause de la guerre
-
Réseaux sociaux: pas de changement "significatif" après l'interdiction pour les adolescents en Australie (gouvernement)
-
La "flottille pour Gaza" interceptée par Israël loin de ses côtes, 175 militants arrêtés
-
L'Indonésie, sanctuaire des requins-baleines, selon une étude
-
Bali: un parfum de déchets flotte sur l'île des Dieux
-
La Bourse de Paris attendue en baisse à l'ouverture
-
Bénéfice net record au premier trimestre pour BNP Paribas, première banque européenne
-
La liberté de la presse au plus bas depuis 25 ans dans le monde, alerte RSF
-
A Fos-sur-Mer, la chasse au méthane accélérateur du réchauffement climatique
L'humour plus important que jamais pour la science, pour le créateur des Ig-Nobel
"D'abord faire rire, puis réfléchir": face aux attaques que subit la science, l'humour est plus que jamais une porte d'entrée, estime auprès de l'AFP Marc Abrahams, le créateur américain des Ig-Nobel, qui récompensent les recherches les plus farfelues.
Deux salles, deux ambiances. Cette semaine, pendant que les Nobel recevaient leurs récompenses à Stockholm, des lauréats des Ig-Nobel - jeu de mots sur "ignoble" en anglais - étaient en tournée à Paris.
Devant des salles combles à l'université Paris Sciences et Lettres (PSL) et à l'école Normale supérieure, le physicien Marc-Antoine Fardin a disserté sur la nature à la fois solide et liquide des chats, tandis que son collègue Daniel Maria Busiello dévoilait la science derrière une célèbre recette de pâtes. Le tout sous une pluie d'avions en papier, une tradition des Ig-Nobel remis chaque année depuis 1991 à Boston (Etats-Unis).
"Dans l'espace public — surtout aux États-Unis — les gens pensent que la science est importante, mais ils n'ont pas vraiment l'impression qu'elle fait directement partie de leur vie", explique Marc Abrahams, également éditeur des "Annales de la recherche improbable".
L'objectif des Ig-Nobel est de trouver des sujets qui vont "capter leur attention pendant trois secondes en les faisant rire", mais aussi "rester dans leur tête pour qu'ils aient envie d'en parler à leurs amis" et au final "réaliser que c'est intéressant", détaille-t-il.
A l'heure où des pans entiers de la science sont "menacés, voire activement détruits" - en particulier via les coupes budgétaires drastiques décidées par l'administration Trump aux Etats-Unis - "beaucoup de gens nous disent que ce que nous faisons est devenu beaucoup plus important", souligne-t-il.
Signe de la nervosité du milieu scientifique, plusieurs lauréats ont renoncé à venir à la cérémonie en septembre dernier, par peur d'être inquiétés par les autorités américaines, regrette cet ancien diplômé de Harvard en mathématiques.
- Nobel et Ig-Nobel -
Accueillis au départ avec une certaine "suspicion", les Ig-Nobel sont rapidement devenus une institution dans la communauté scientifique et rares sont ceux qui refusent cet honneur.
Les liens sont d'ailleurs forts avec les Nobel, dont plusieurs récipiendaires participent à la cérémonie en remettant les récompenses. L'un d'entre eux, le physicien britannique Andre Geim, cumule même les deux prix.
Les lauréats - 10 chaque année - sont choisis parmi les milliers de suggestions que Marc Abrahams reçoit par "courriers, mails, télégrammes, ou bouche-à-oreille".
"10 à 20% de ce qui nous arrive" provient de scientifiques qui envoient leurs propres études. "Mais ils ne gagnent quasiment jamais", note-t-il.
La plupart des lauréats "ne voient pas le côté humoristique de leurs recherches" et "me disent +tous les autres sont très drôles, mais pourquoi moi ?+", s'amuse-t-il.
"Ils font simplement leur travail, sont curieux et font ce pour quoi on les a formés en tant que scientifiques: découvrir et publier", abonde Kees Moeliker, directeur du Museum d'histoire naturelle de Rotterdam et responsable du bureau européen des "Annales de la recherche improbable".
Lui-même a reçu le prix en 2003 pour une étude sur la "nécrophilie homosexuelle chez les colverts", lors d'une cérémonie qu'il décrit comme un "mélange de Muppet Show et de Monty Python".
Le biologiste, qui transporte dans sa sacoche le canard naturalisé devenu point de départ de ses recherches en s'écrasant contre la vitre de son bureau, s'intéresse désormais aux morpions.
Le déclin de ces insectes pourrait être un exemple inattendu de la façon dont les activités humaines affectent la biodiversité, en étant lié "à la mode de se raser le pubis, son habitat naturel", explique M. Moeliker.
Le scientifique est d'ailleurs à la recherche de spécimens. Les échantillons sont à envoyer au Museum de Rotterdam "de préférence avec la date, la localisation géographique, l'emplacement sur le corps, l'âge et le sexe de l'hôte". "Anonymat garanti!", précise-t-il.
O.Norris--AMWN