-
Le pétrole à 100 dollars, les marchés scrutent le détroit d'Ormuz
-
"De l'adrénaline": en Ukraine, des vétérans amputés trouvent appui dans l'escalade
-
Ukraine: trois morts dans des frappes russes, explosions à Kiev ciblée en pleine journée
-
L'acteur américain Sean Penn, lauréat d'un Oscar dimanche, est à Kiev, selon un haut responsable ukrainien à l'AFP
-
Ils ont fui "l'enfer" en Iran et regardent la guerre depuis l'exil
-
Azerbaïdjan: le Français Martin Ryan condamné à dix ans de prison pour "espionnage"
-
Indonésie: des entreprises soupçonnées de fraude ont fourni des producteurs européens de biofioul
-
Reprise graduelle des vols à l'aéroport de Dubaï après une attaque de drone, un mort à Abou Dhabi
-
De fausses images sur la guerre Etats-Unis-Iran continuent de proliférer sur X malgré les avertissements
-
La Bourse de Paris reste prudente face au risque géopolitique
-
Municipales: après la percée de LFI, les alliances à gauche commencent à se nouer
-
Israël annonce un assaut terrestre contre le Hezbollah au Liban
-
Le pétrole s'installe à 100 dollars, les marchés suspendus à la guerre au Moyen-Orient
-
Aux Oscars, le sacre de l'Irlandaise Jessie Buckley, intense et magnétique
-
Attaque de drone sur l'aéroport de Dubaï, reprise graduelle des vols
-
NBA: le Thunder résiste aux Wolves, "SGA" sauve sa série
-
Sur le tapis rouge des Oscars, du noir et blanc, des touches printanières et des broches
-
Birmanie: le nouveau Parlement se réunit à l'ombre de la junte
-
Trump veut enrôler ses alliés et la Chine dans le détroit d'Ormuz
-
Des Sud-Coréens jubilent après les Oscars de "Kpop Demon Hunters"
-
"Une bataille après l'autre" triomphe aux Oscars devant "Sinners"
-
Le Michelin dévoile ses nouvelles étoiles à Monaco
-
Nicolas Sarkozy affronte le procès en appel du financement libyen
-
Pétrole: le Japon débloque ses stocks stratégiques
-
"Une bataille après l'autre" démarre fort aux Oscars, "Sinners" réplique
-
Espagne: Joan Laporta réélu président du FC Barcelone
-
Les Oscars débutent pour un duel serré entre "Une bataille après l'autre" et "Sinners"
-
Italie: l'AC Milan s'incline contre la Lazio et laisse filer l'Inter
-
Milan Cortina referme la page des Jeux d'hiver 2026, la France prend le relais
-
WTA 1000 d'Indian Wells: Sabalenka prend sa revanche sur Rybakina pour un premier titre
-
Fin du vote pour la présidentielle au Congo, timide affluence à Brazzaville
-
Espagne: le Barça s'offre une "manita" et repousse encore le Real
-
Le pape critique ceux qui invoquent la religion pour faire la guerre
-
Pétrole: des stocks stratégiques débloqués "immédiatement" en Asie et en Océanie
-
Paris-Nice: Vingegaard se rappelle au bon souvenir de Pogacar
-
Elections en Hongrie: les partisans d'Orban et Magyar défilent dans un contexte électoral tendu
-
Pétrole: des stocks stratégiques vont être débloqués "immédiatement" en Asie et en Océanie (AIE)
-
L'épave d'un méthanier russe se rapproche de Malte
-
Cyclisme: Jonas Vingegaard remporte Paris-Nice, Lenny Martinez la dernière étape
-
Milan referme la page des Paralympiques, bilan "frustrant" pour les Bleus
-
Le Pakistan affirme avoir frappé des sites militaires en Afghanistan
-
Santiags et chapeau de cowboy: la country plus tendance que jamais chez les jeunes Britanniques
-
Elections en Hongrie: les partisans d'Orban et Magyar défilent dimanche dans un contexte électoral tendu
-
Dubaï polit son image pour tenter de préserver sa réputation de ville sûre malgré la guerre
-
Bruno Salomone, acteur dans "Fais pas ci, fais pas ça", est décédé à 55 ans
-
Vote pour la présidentielle au Congo avec une timide affluence à Brazzaville
-
Ski: Shiffrin remporte le slalom d'Are devant Aicher, suspense pour le gros globe
-
Le pape renouvelle son appel à la paix au Moyen-Orient
-
Premier tour des municipales: timide participation à mi-journée, suspense dans les grandes villes
-
L'Iran met en garde les autres nations contre "toute action" pouvant étendre la guerre
"Chasseurs d'ouragans": pour la science, des pilotes américains bravent le danger
Au moment où l'ouragan Sally touche la Floride en 2020, le pilote américain Dean Legidakes est à bord d'un avion scientifique dédié à l'observation de ces tempêtes, et il vole en plein milieu.
Une fois de retour sur terre, sa mère l'appelle: "notre maison a été détruite par la tempête", lui annonce-t-elle.
Pour ce "chasseur d'ouragans" employé par le gouvernement américain, aider à mieux prédire le trajet de ces événements météo parfois destructeurs est donc une cause très personnelle.
"Les satellites ne peuvent pas faire ce que nous faisons", aller "au coeur de la tempête", souligne ce père de trois jeunes enfants originaire de Pensacola, en Floride.
Tous les ans, deux avions "P-3" de l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA) sillonnent l'Atlantique pour affiner en direct les prédictions des météorologues sur les trajets et l'intensité des ouragans menaçants.
Ces engins seront plus que jamais indispensables cette année, car la saison des ouragans -- de début juin à fin novembre aux Etats-Unis -- s'annonce "extraordinaire" selon les prévisions, avec jusqu'à sept ouragans de catégorie 3 ou plus dans l'Atlantique nord.
Alors que la plupart des aviateurs évitent au maximum les turbulences, les pilotes de la NOAA foncent eux droit dedans.
Dean Legidakes, ancien de l'US Navy aujourd'hui côté administration à la NOAA, confie avoir parfois été "nerveux" dans cet "environnement très dangereux".
Son collègue Kevin Doremus compte pour sa part environ 140 passages à travers l'oeil d'un ouragan en six ans.
"C'est comme des montagnes russes dans une station de lavage auto", compare-t-il en référence aux trombes d'eau. "Quand vous arrivez en haut, votre estomac remonte un peu, et en bas, vous vous enfoncez dans votre siège. C'est beaucoup ça, mais parfois pendant huit heures".
Les vents "ascendants et descendants" sont les plus difficiles à affronter, raconte-t-il à l'AFP devant le cockpit couvert d'interrupteurs. "Bien souvent, il faut se laisser porter, ne pas lutter, sinon vous risquez d'endommager l'avion."
- Expérience "glaçante" -
Dans la cabine au style militaire, les sièges sont équipés de sacs à vomi et de multiples écrans faisant défiler les données récoltées, notamment par les différents radars sur l'avion.
Chaque mission dure entre huit à dix heures et embarque une dizaine de personnes: pilotes, mécaniciens, directeur de vol, scientifiques...
Il y a même des couchettes, bien que "faire une sieste dans un ouragan soit difficile", reconnaît Kevin Doremus, 36 ans.
Parfois, dans l'oeil de l'ouragan où les vents sont calmes, "on fait des cercles et tout le monde pense qu'on mène des expériences scientifiques, mais on laisse juste chacun se lever pour aller aux toilettes", s'amuse-t-il.
Les deux avions, surnommés "Kermit" et "Miss Piggy" du nom de célèbres marionnettes, volent à une altitude d'environ 3km. En service depuis les années 1970, aucun n'a connu d'accident grave.
Sur leurs flancs, des dizaines d'autocollants portent le nom des ouragans traversés. Chaque pilote en garde un en mémoire l'ayant particulièrement marqué.
Pour Kevin Doremus, c'est Dorian, qui avait ravagé en 2019 les Bahamas en touchant terre en catégorie 5, la plus élevée.
"Vu les conditions dans lesquelles nous volions, je n'imagine pas ce que ça devait être au sol", raconte-t-il. "C'était une expérience assez glaçante de regarder en bas et de voir qu'il y avait des maisons."
- "Il faut être fou" -
Pour Michael Brennan, directeur du Centre national des ouragans (NHC), "il ne fait aucun doute que les données recueillies par ces avions contribuent directement à sauver des vies et à réduire l'impact économique."
"Elles améliorent les modèles de prévision de 10 à 20%", explique-t-il à l'AFP. Or la précision gagnée est parfois ce qui décide ou non d'un ordre d'évacuation, permettant par exemple de "garder des ports ouverts". Chaque tempête menaçante est généralement suivie sur plusieurs jours.
Mais "nous avons clairement vu une hausse du nombre de tempêtes s'intensifiant rapidement", dit Kevin Doremus. Un effet lié au changement climatique, selon les scientifiques.
Pour disséquer la tempête, plusieurs dizaines de catasondes -- de gros cylindres équipés de parachutes -- sont lancées par vol, via un tube dans le sol de l'avion.
En tombant, elles collectent des données sur la pression, l'humidité, la température et les vents.
"Kermit" et "Miss Piggy" prendront leur retraite en 2030, date à laquelle la NOAA espère avoir deux remplaçants opérationnels.
Leurs pilotes continueront eux à provoquer deux réactions opposées en évoquant leur métier, selon Dean Legidakes. Soit "+t'es idiot de faire ça, il faut être fou!+ Ou bien: +c'est vraiment trop cool.+"
T.Ward--AMWN