-
Une série documentaire sur la princesse Diana promet révélations et entretiens inédits
-
En Iran, retour à une routine devenue hors de prix
-
Mali: blocus jihadiste sur la capitale Bamako, hommage sous haute sécurité au ministre de la Défense tué
-
ANTS: un jeune de 15 ans soupçonné d'être l'auteur de la fuite de données
-
"Comme si j'étais toujours à bout de souffle": Aux Philippines, un feu de décharge épuise les habitants
-
Piratage en ligne: le Conseil d'Etat retoque le dispositif français de réponse graduée
-
Au moins cinq incendies de forêt font rage à travers les Pays-Bas
-
Birmanie : Aung San Suu Kyi purgera le reste de sa peine assignée à résidence
-
Canons, drones et hélicoptères: l'armée française en démonstration de force
-
La croissance de la France a été nulle au premier trimestre, tandis que l'inflation décolle
-
Masters 1000 de Madrid: la surprise Blockx élimine le tenant du titre Ruud
-
TotalEnergies: la gauche pousse pour une taxation, le gouvernement temporise
-
La Bourse de Paris termine sur une note haussière avant la pause du 1er-Mai
-
Le roi Charles se rend dans un cimetière militaire américain au dernier jour de sa visite d'Etat
-
Décréter la sortie des énergies fossiles n'est "pas réaliste", dit le président de la COP31 à l'AFP
-
Accident de bus à Juvisy-sur-Orge: les véhicules récupérés dans la Seine, "aucun risque de pollution"
-
WTA 1000 de Madrid: tout en maîtrise, Andreeva file en finale
-
Décès du peintre allemand Georg Baselitz, connu pour ses tableaux à l'envers
-
Thomas Buberl, l'homme qui a transformé Axa
-
Bénéfice net record au premier trimestre pour BNP Paribas
-
Les militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés vont être conduits en Grèce, annonce Israël
-
Tour de Romandie: cannibalesque, Pogacar s'offre la deuxième étape
-
Destination Caracas pour le premier vol direct en 7 ans au départ de Miami
-
IA: Spotify lance un nouveau label "vérifié" pour les artistes humains
-
Renault: Jean-Dominique Senard ne fera pas "le mandat de trop" et quittera la présidence en 2027
-
La BCE temporise face au choc énergétique, avant une possible hausse des taux en juin
-
Wall Street digère un tsunami de résultats et données économiques
-
Priorité aux palmipèdes: Varsovie arrête la circulation pour le passage des harles
-
Au Mali, hommage sous haute sécurité au ministre de la Défense tué dans les attaques
-
La BCE maintient ses taux face à la montée des risques sur les prix et l'activité
-
Royaume-Uni: critiqué, le gouvernement promet d'agir après une série d'attaques antisémites
-
BPCE boucle le rachat de novobanco et fait du Portugal un de ses principaux marchés
-
Mission réussie pour Ariane 6 qui lance un nouveau lot de satellites Amazon Leo, rival de Starlink
-
L'Ukraine a demandé des "détails" sur la proposition russe d'une trêve le 9 mai
-
La Belgique veut prendre le contrôle de ses centrales nucléaires, et va négocier avec Engie
-
En Irlande, un trentenaire défie la démence en courant 32 marathons
-
Mauvais début d'année en zone euro, avec une croissance quasi-nulle et des prix qui grimpent
-
Défilé aérien, banquet, fanfares militaires: le roi de Suède fête ses 80 ans
-
IA: la Maison Blanche s'oppose à un projet d'Anthropic d'élargir l'accès à Mythos (média)
-
Le patron de la COP31 appelle à "accélérer la transition vers les énergies propres"
-
France : mauvaise surprise pour la croissance, restée nulle au 1er trimestre
-
Le Kényan Sawe, premier marathonien sous les deux heures, accueilli en héros au Kenya
-
Volkswagen s'enfonce dans la crise et veut tailler encore dans ses coûts
-
La Bourse de Paris en nette baisse, entre envolée du pétrole et résultats d'entreprises
-
La France suspend la vente d'un dispositif de stérilisation chez les femmes
-
Très mauvaise surprise pour l'économie française, le PIB est resté stable au 1er trimestre, et pas à cause de la guerre
-
Réseaux sociaux: pas de changement "significatif" après l'interdiction pour les adolescents en Australie (gouvernement)
-
La "flottille pour Gaza" interceptée par Israël loin de ses côtes, 175 militants arrêtés
-
L'Indonésie, sanctuaire des requins-baleines, selon une étude
-
Bali: un parfum de déchets flotte sur l'île des Dieux
A Kharkiv, on "dérussifie" les avenues et on en veut à Pouchkine
Dans la deuxième ville d'Ukraine, il n'y a plus de place pour une artère portant le nom du "pays envahisseur", clame l'étudiant en arts Evguen Deviatka sur l'ancienne "avenue de Moscou", rebaptisée "Héros de Kharkiv", en hommage aux défenseurs de la ville.
Cette grande ville du nord-est a d'ores et déjà changé trois noms de rues et déboulonné une statue d'Alexandre Nevski, héros médiéval russe célébré pour ses victoires militaires. A terme, près de 200 noms de la toponymie actuelle sont dans le collimateur.
Attaquée dès les premières heures de l'invasion russe le 24 février car située près de la frontière, Kharkiv a essuyé des semaines de bombardements meurtriers, avant que les troupes ukrainiennes ne regagnent du terrain. Mais la cité, qui comptait quelque 1,4 million d'habitants avant la guerre, reste menacée.
"Les noms sont associés à une nation, à un pays. Qu'est-ce que fait ce pays? On a vu ce qu'ils font. Tout ce qui est russe dehors", lance Laryssa Vassyltchenko, ingénieure de 59 ans.
Mykyta Gavrylenko, un soldat, s'emporte devant le socle où trônait il y a quelques jours encore la statue d'Alexandre Nevski, arrachée par un camion qui a cassé des pavés du trottoir: "ces gens sont contre l'Ukraine, ils nous ont attaqués, tuent nos citoyens, nous blessent, nous humilient".
Pour Iouri Sidorenko, responsable de la communication de Kharkiv, "le temps est venu". "En ce qui concerne les toponymes russes -- places, rues, villages --, notre position est claire: ils ne figureront plus sur la carte de la ville", assène-t-il.
La mairie ne veut pas pour autant brûler les étapes: "Il y a beaucoup de noms en jeu, je ne peux pas dire combien parce que les autorités doivent en discuter et il faut en débattre publiquement", dit M. Sidorenko.
La question n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît. Si l'avenue et la place de Moscou ou l'avenue de Belgorod, ville russe d'où est arrivée l'attaque du 24 février, sont de choix "évidents", d'autres -- des artistes ou des écrivains russes du passé --, n'ont rien à voir avec l'histoire récente ou soviétique.
- Pouchkine ou pas Pouchkine -
"Il faut changer toute une culture impérialiste russe. Ils nous ont imposé leur culture, leurs écrivains, tout...", assure un passant, qui refuse de dire son nom. S'il dit n'avoir rien contre Alexandre Pouchkine, le légendaire poète russe, il ajoute: "cette rue s'appelle Pouchkine parce qu'il est russe".
Dans cette "rue Pouckine", figurent désormais les graffitis de l'artiste de street-art ukrainien Gamlet.
Celui-ci a écrit le nom "rue Britannique" sous plusieurs panneaux. "Britannique" parce qu'il est couramment admis en Ukraine que la Grand-Bretagne est actuellement l'un des plus grands soutiens du pays dans sa guerre contre la Russie.
Rue de Moscou, des habitants avaient précédé la mairie, et apposé un faux panneau "avenue Grigori Skovoroda", du nom du philosophe ukrainien du 18e siècle, en lieu et place d'un des anciens panneaux, dont la plupart sont encore visibles. L'application de géolocalisation Google Maps a en revanche déjà changé le nom de la rue à celui des "Héros de Kharkiv".
"Le nom me plaît, c'est mieux qu'avenue de Moscou. Je le dis depuis longtemps que ces noms devaient changer", convient Ioulia Boutenko, artisane.
L'affaire se complique toutefois rapidement: Nicolas Gogol, écrivain du 19e siècle revendiqué par les deux pays, "il a écrit sur l'Ukraine... mais en russe", reconnaît-elle. Idem pour le très apprécié auteur soviétique Mikhaïl Boulgakov, né à Kiev et mort à Moscou. "Ils doivent être enseignés" dans les écoles, tranche Ioulia.
En ce qui concerne le compositeur Piotr Tchaïkovski, "il n'a rien fait à l'Ukraine, mais c'est de la culture russe", poursuit-elle. L'écrivain Ostap Vychnia, lui, était Ukrainien, "mais pro-soviétique!", fulmine Ioulia.
"Tout est ambigu. Moi, je suis inquiète pour la rue Pouchkine. J'aime bien Pouchkine", ajoute-elle.
Et de conclure: "Aujourd'hui je n'ai pas acheté de +fromage russe+ (une sorte de fromage blanc, ndlr) parce que c'est russe.... c'est étrange, quand on y pense on aurait déjà pu changer des noms".
P.M.Smith--AMWN