-
Les Emmy Awards débutent avec "Widow's Bay" et "The Pitt" en favoris
-
Les Emmy Awards débutent avec "Widow's Bay" et "The Pitt" aux Emmy Awards
-
Washington invite Caracas à son G20 consacré à l'énergie
-
L'administration Trump enterre les limites d'émissions polluantes imposées aux centrales électriques
-
Grèce : libération prévue d'un ex-responsable néonazi d'Aube dorée
-
L'IA pourrait-elle détruire l'humanité? Un "canular", selon Trump
-
Crise de Ceuta: Sanchez fustige des fausses informations dignes de Netflix
-
Wall Street clôture en baisse, mais parvient à limiter ses pertes
-
Législatives en Serbie: le mouvement étudiant présente sa liste
-
IA: potentielle réunion du conseil de sécurité de l'ONU la semaine prochaine (source diplomatique française)
-
Divisé, le Congrès américain peine à agir pour réguler l'IA
-
New York: fermeture d'une douzaine de sites de deepfakes pornographiques de célébrités
-
Opération anti-LGBT+ en Turquie: une manifestation dispersée, des comptes de réseaux sociaux bloqués
-
Cisjordanie: une ONG accuse Israël de vouloir "éliminer" les Palestiniens en tant que peuple
-
Diversification des routes du pétrole, défense: Paris et Badgad consolident leurs liens
-
Londres se prépare à nationaliser la troisième aciérie du pays
-
Commerzbank : Berlin acte l'avancée d'UniCredit mais fixe ses exigences
-
Nigeria: entrée en Bourse de la méga-raffinerie Dangote
-
Sanofi va céder 20 médicaments anciens à l'allemand Cheplapharm et entrer à son capital
-
La Bourse de Paris bousculée par l'IA et la dette
-
Trump fustige une "conspiration malsaine" contre l'IA
-
Belgique: le monde universitaire "consterné" par le refus d'accueillir 13 étudiants de Gaza
-
L'extrême droite perd du terrain en Suède, à rebours du reste de l'Europe
-
Le patron de Thales en appelle aux gouvernements pour réguler l'IA
-
Sanofi va prendre 26,4% dans l'allemand Cheplapharm et lui cèder trois usines
-
Ralentir la course à l'IA, à quel prix ? Les marchés s'inquiètent
-
Wall Street ouvre en baisse, plombée par les craintes sur l'IA
-
BCE : les futurs billets en euros mobilisent plus de 9 millions d'Européens
-
Les antennes de Radio France fortement perturbées au second jour d'une grève
-
Basket: les Bleues tournées vers un Euro-2027 périlleux
-
JO-2030: la page Grospiron tournée, le CIO sur le terrain à Lyon
-
Réunis dans l'Arctique, douze pays appellent l'UE à muscler sa présence face à la menace russe
-
Un SDF jeté à terre par un policier à Carcassonne, enquête pour "violences volontaires"
-
Commerzbank-UniCredit: Berlin cherche à peser sur une prise de contrôle annoncée
-
Les dirigeants indépendantistes écossais, gallois et nord-irlandais revendiquent leur "droit à l'autodétermination"
-
Ce que l'on sait des nouvelles pistes pour interdire les réseaux sociaux aux ados
-
Le chef du nucléaire iranien empêché d'assister à une réunion à Vienne sous pression américaine
-
Déchets nucléaires: avis favorable de la commission d'enquête pour Cigéo
-
Géorgie: démission du chef des services de sécurité, en pleine instabilité gouvernementale
-
Les Houthis frappent l'Arabie saoudite, l'Iran dément toute implication dans la guerre au Yémen
-
Les dirigeants indépendantistes écossais, gallois et nord-irlandais accentuent la pression sur Londres
-
La Finlande va rejoindre l'initiative française de dissuasion nucléaire "avancée"
-
La grande peur de l'IA hors de contrôle rattrape la Bourse de Paris
-
En Suède, avantage à la gauche à l'issue de législatives ultra-serrées
-
Céline Dion fait son retour à Paris : un geste touchant pour Michel Drucker
-
Laura Linney "secouée" par son rôle dans "Onwards and Sideways" sur la maladie de Parkinson
-
Interdiction des réseaux sociaux aux ados: Macron pense avoir trouvé sa "voie de passage"
-
Les Bourses européennes entre baisse de l'IA et hausse du pétrole
-
Les antennes de Radio France perturbées par la grève
-
Nutriments clés pour une peau éclatante : les conseils de la diététicienne Nathalie Somville
Face à la mort, les animaux ont des réactions "très complexes"
Simulation de mort, autodestruction, rassemblements funéraires, deuil... Les animaux ont des réactions "très complexes" face à la mort et notre compréhension "n'en est qu'à ses débuts", raconte à l'AFP la biologiste Emmanuelle Pouydebat, autrice d'un ouvrage sur le sujet.
En 2018 au Botswana, une femelle hippopotame est observée tentant de maintenir son petit mort à la surface d'une mare pendant onze heures, repoussant les crocodiles. A plusieurs reprises, elle fait des bulles pour essayer de communiquer avec lui et les autres membres du groupe la rejoignent pour l'aider.
La même année, au large de la Colombie Britannique, Tahlequah, une orque, perd, elle aussi, son petit. Elle le maintient à la surface pendant 17 jours et sur près de 1.600 km, sans manger, ni établir de contact social, se rendant vulnérable à la prédation.
"La douleur de perdre un proche est quelque chose d'universel, tellement universel que ce n'est pas forcément propre à notre famille ou à notre espèce, mais que ça existe aussi chez plein d'autres êtres vivants", estime Mme Pouydebat, spécialiste de l'évolution des comportements animaliers au CNRS et au Muséum national d'histoire naturelle.
Dans "Les oiseaux se cachent-ils pour mourir?" (éd. Delachaux et Niestlé), qui vient de paraître, elle décrit de multiples observations sur la perception de la mort chez les animaux et pas seulement ceux qui nous sont les plus proches, comme les mammifères.
Comme certains hippocampes qui, dans l'incapacité de fuir ou de se cacher face à un prédateur, simulent leur propre mort. Un mécanisme de défense appelé "thanatose".
Ou ces abeilles, malades et contagieuses, qui quittent la colonie pour ne pas la contaminer.
Ou encore ces corvidés (corbeaux, geais, pies...) qui se rassemblent autour d'un congénère mort et placent parfois près de lui des plumes, des bâtons ou des herbes. Peut-être pour signaler sa présence, évaluer une situation potentiellement dangereuse ou fixer de nouveaux rapports sociaux au sein du groupe.
- Un atout pour survivre -
"Détecter la mort peut être un atout considérable pour survivre", explique la directrice de recherche du CNRS spécialisée dans la biologie évolutive. "Il y a un intérêt à comprendre que l'autre est mort pour se protéger des pathogènes".
Mais comprendre que l'autre est mort, "c'est aussi probablement comprendre qu'il y a une séparation possible avec les individus dont on est proche", poursuit-elle. "Et ça, ça crée du lien social avec les individus qui restent, ce qui est fondamental pour survivre et vivre chez plein d'espèces".
Il existe peu d'études sur le rapport à la mort des animaux. En cause, l'impossibilité éthique de monter des expériences sur le sujet et la difficulté d'interpréter des observations qui peuvent sembler relever de l'anecdote.
Mais aussi la peur chez les scientifiques d'être "taxés d'anthropomorphisme", selon Mme Pouydebat.
"A trop vouloir éviter ça, on est passé à côté de plein de capacités animales comme l'altruisme, l'empathie, la coopération... tous ces comportements qu'on n'a pas vus parce qu'on a eu peur de les mettre en avant", regrette la biologiste.
Un animal a-t-il conscience de donner la mort quand il tue? A-t-il conscience de sa propre mort?
Toute hypothèse doit être "bonne à poser", plaide la chercheuse. C'est en "s'y intéressant", en "multipliant les exemples et les contextes" qu'on pourra en savoir davantage.
"C'est ça la démarche scientifique: on observe, on se pose des questions et ensuite on essaye de mettre en place des protocoles pour tenter d'y répondre", explique-t-elle. "Et il faut accepter que parfois, on n'aura jamais la réponse."
Th.Berger--AMWN