-
Surpêche de maquereaux : le ministère augmente les quotas pour les pêcheurs amateurs
-
EasyJet: appel à la grève en France le 6 avril, lundi de Pâques
-
Farandou appelle les jeunes à rejoindre les métiers de l'industrie de défense
-
Surf: la nouvelle génération française à l'assaut du tour pro
-
L'Europe sous pression face à la flambée du coût des engrais
-
Israël ciblé par l'Iran, Trump menace les infrastructures iraniennnes
-
Macron promeut à Séoul sa "coalition des indépendants" face à Trump et la Chine
-
Snowboard: un 5e titre mondial et le rêve des JO pour la star du freeride Victor de Le Rue
-
Cuba annonce la grâce de 2.010 prisonniers pour Pâques
-
Champions Cup: Toulon n'est "pas abattu mais surtout frustré", juge l'ailier Gaël Dréan
-
Birmanie: le chef de la junte reste au pouvoir comme président
-
En Hongrie, la vague citoyenne de Tisza "déferle" à l'approche des élections
-
Birmanie: Min Aung Hlaing, du coup d'Etat à la présidence
-
Entre fascination et flops: comment l'IA chamboule les agences publicitaires
-
L'Espagne perd le sable de ses plages, les villes du littoral se réinventent
-
Sous la terre polonaise, un trésor: cuivre et argent pour alimenter la révolution technologique
-
Dorothée, l'idole des enfants devenus grands, sur scène après 16 ans d'absence
-
Microsoft investit 10 milliards de dollars dans des centres de données au Japon
-
Ligue 1: le PSG veut conserver sa sérénité retrouvée pour la dernière ligne droite
-
Champions Cup: l'UBB et Toulouse pour se retrouver en quarts, Castres pour l'exploit
-
Challenge Cup: cinq clubs français en huitièmes, Montpellier et le Stade français en favoris
-
Périscolaire à Paris: Grégoire annonce un "plan d'action" à 20 millions d'euros et promet la "transparence totale"
-
NBA: le Thunder écrase les Lakers, Doncic sorti blessé
-
Israël ciblé par l'Iran, Trump menace de détruire davantage
-
Ligue des champions : l'OL Lyonnes élimine Wolfsburg et retrouvera Arsenal en demies
-
Enquête judiciaire pour injures racistes après les séquences de CNews sur le maire de Saint-Denis
-
Moyen-Orient: les Bourses limitent la casse après les propos offensifs de Trump
-
Maire de Saint-Denis visé sur CNews: enquête ouverte pour injure à caractère raciste
-
La Bourse de Paris limite la casse avant la trêve de Pâques
-
Droits de douane: Trump impose certains médicaments, revoit ceux sur les métaux
-
OpenAI achète un talk show influent de la Silicon Valley, pour peser sur le débat autour de l'IA
-
Les concerts de Céline Dion suscitent un "intérêt mondial", selon une plateforme de billetterie
-
"Intérêt mondial" pour les concerts de Céline Dion à Paris, selon une plateforme de billetterie
-
A Los Angeles, le retour des fleurs apaise la douleur des incendies
-
En Iran, musique, barbecue et détente malgré les menaces de Trump
-
Budget de la recherche: des projets du CNRS menacés d'arrêt
-
Donald Trump limoge sa ministre de la Justice Pam Bondi
-
Aux Pays-Bas, une robe blanche d'occasion pour un mariage durable
-
Le pape Léon XIV lave les pieds de 12 prêtres à Rome
-
Moyen-Orient: les Bourses tempèrent leurs pertes avant la trêve de Pâques
-
Eolien et solaire: le gouvernement relance la machine à électrifier la France
-
Niel et Pigasse font le procès de la commission sur l'audiovisuel public, "un cirque"
-
Le youtubeur Jeremstar sans regret devant la justice après une action anticorrida
-
Nouvelle-Calédonie: l'Assemblée rejette la réforme constitutionnelle, réunion autour de Lecornu la semaine prochaine
-
Basket: Hugo Gonzalez, l'atout défensif espagnol de Boston en NBA
-
L'"angoisse" de la hausse du gazole agricole plane sur la fin du congrès de la FNSEA
-
Lecornu présente à Bordeaux son "carnet de bal" régalien
-
Trump demande à sa base de boycotter les concerts de Springsteen
-
Voix clonées par IA: 25 doubleurs français obtiennent le retrait de contenus litigieux, selon leur avocat
-
Affaire Prizzon: après l’horreur, "l’urgence" absolue de soigner les enfants
A Washington, les opposants à l'avortement marchent le sourire aux lèvres
La fin de partie n'est pas encore sifflée, mais les Américains opposés à l'avortement savouraient déjà leur victoire vendredi dans les rues de Washington, portés par la conviction que la Cour suprême reviendra bientôt 50 ans en arrière.
Le 22 janvier 1973, la haute juridiction a reconnu, dans son arrêt historique "Roe v. Wade", le droit des Américaines à avorter. Depuis, chaque mois de janvier, les opposants aux interruptions de grossesse affluent vers la Cour suprême pour lui demander d'annuler cette décision.
Cette année, ils étaient encore plusieurs milliers, venus de tout le pays. Dans leurs rangs, comme toujours, beaucoup de jeunes venus avec leur église ou leur école, mais aussi des hommes en soutane et des familles, brandissant des pancartes "Nous choisissons la Vie" ou "Le futur est anti-avortement".
Quelques suprémacistes blancs, membres du groupuscule "Patriot Front", s'étaient invités mais sont restés derrière un cordon policier.
De l'avis général, l'ambiance était "joyeuse", "optimiste", bien plus que lors des précédentes éditions.
"Les autres années, on était prêts à partir au combat", raconte Joseph Scordato, un jeune homme habillé en tenue de chevalier, symbole de sa lutte pour "la vie des innocents". "Cette année, c'est plus festif parce qu'on sait que c'est le début de la fin de l'avortement en Amérique!"
Comme lui, les manifestants arboraient de larges sourires malgré la température glaciale. "Il y a de la lumière au bout du tunnel", glissait Marsha Chamberlain, 72 ans, qui au cours des dernières 37 années n'a manqué que quatre "Marches pour la Vie".
"Ça pourrait bien être la dernière...", espérait-elle.
- "Changement historique" -
D'abord, elle a refusé à plusieurs reprises de bloquer une loi du Texas qui, pourtant, viole clairement sa jurisprudence en interdisant les avortements dès six semaines de grossesse, alors qu'elle a fixé la barre autour de 24 semaines.
Surtout, plusieurs de ses juges conservateurs ont laissé entendre, lors de l'examen d'une loi restrictive du Mississippi, qu'ils étaient prêts à restreindre voire à annuler purement et simplement l'arrêt Roe v. Wade.
"Leurs commentaires ont montré qu'ils respectent la vie humaine", estimait Karlie Lodjic, une militante de 24 ans venue exprès de l'Etat de Washington, à l'autre extrémité des Etats-Unis.
Sur l'estrade, où une vingtaine d'élus républicains ont défilé, Jeanne Mancini, présidente de la "Marche pour la Vie", a rendu un hommage aux militants, comme cette jeune femme, impliqués sur le terrain.
"On espère et on prie pour que 2022 amène un changement historique pour la Vie", leur a-t-elle lancé, saluant le résultat "d'années de dur labeur et de votre présence ici".
- "Encore du travail" -
"Ne vous y trompez pas", a toutefois ajouté l'organisatrice de cette grand-messe: "Si Roe tombe, les lignes de bataille bougeront" mais "le combat continuera dans les Etats".
La Cour doit rendre sa décision avant la fin juin. Si elle revient en arrière, cela signifiera que chaque Etat sera libre d'interdire ou non les avortements. Une moitié d'entre eux, surtout dans le sud et le centre des Etats-Unis, sont prêts à le faire à plus ou moins long terme.
Les Etats progressistes des côtes ont, à l'inverse, l'intention de sanctuariser l'accès à l'avortement sur leur sol. "On aura encore du travail à faire pour changer les cultures, pour soutenir les familles, les mères, les gens dans des situations difficiles", soulignait Missy Martinez-Stone, 32 ans, qui participait vendredi à la marche.
Impliquée depuis 17 ans dans la lutte contre l'avortement, cette habitante de Louisville, dans le Kentucky, ne pensait pas voir "aussi vite" la fin de Roe v. Wade. "Ça me rend optimiste, mais je sais que ce n'est pas la fin."
P.M.Smith--AMWN