-
Attaqué, Accor "dément fermement" être impliqué dans "la traite d’êtres humains ou d'enfants"
-
Jeux vidéo: Ubisoft coupe dans sa filiale américaine Red Storm Entertainment
-
Biathlon: la revanche de Lou Jeanmonnot, sacrée à deux courses de la fin
-
Le Royaume-Uni et le Nigeria concluent un accord pour faciliter les expulsions de migrants
-
La Bourse de Paris termine en forte baisse, emportée par les prix de l'énergie
-
"Autorévélation": quand les entreprises se dénoncent à la justice pour corruption
-
Entente toujours cordiale entre Trump et Takaichi, malgré l'Iran ... et Pearl Harbor
-
L'Iran ne fera preuve d'"aucune retenue" dans la guerre, les hydrocarbures flambent
-
TikTok, premier réseau social pour s'informer chez les adolescents
-
Affaire des "ports africains": Vincent Bolloré jugé en décembre à Paris pour corruption
-
Ormuz: l'agence maritime de l'ONU réclame un corridor pour évacuer les bateaux
-
L'Iran demande à Berlin de "clarifier" le rôle de la base américaine de Ramstein dans la guerre
-
Moyen-Orient: la hausse des prix de l'énergie alerte les marchés mondiaux
-
Affaire Epstein: d'anciennes mannequins demandent à la justice française d'enquêter sur un ex-dirigeant de l'agence Elite
-
En pleine guerre au Moyen-Orient, les fidèles préparent l'Aïd "le coeur lourd"
-
En visite d'Etat au Royaume-Uni, le président du Nigeria évoque "le défi du terrorisme"
-
Relaxe générale au procès d'une tentative d'escroquerie dénoncée par TotalEnergies
-
L'agence maritime de l'ONU réclame un corridor d'évacuation à Ormuz
-
Biathlon: la Française Lou Jeanmonnot remporte la Coupe du monde
-
Equipe de France: confiance maintenue en Chevalier, Mbappé en vedette américaine
-
La Réunion: les autorités alertent face aux "comportements dangereux" près du volcan en éruption
-
Norvège : la défense plaide l'acquittement pour les viols dont est accusé le fils de la princesse héritière
-
Norvège: la défense demande l'acquittement du fils de la princesse héritière, jugé pour viols
-
Prêt à l'Ukraine : le sommet européen échoue à rallier Orban
-
"Pas notre guerre": en Cisjordanie, la stupeur après une première frappe iranienne mortelle
-
Moyen-Orient: les Bourses reculent face à la hausse des prix de l'énergie
-
Guerre au Moyen-Orient: la BCE sonne l'alerte mais maintient ses taux
-
Wall Street ouvre en baisse, craint une escalade du conflit au Moyen-Orient
-
Flambée des prix à la pompe: le gouvernement temporise malgré la pression
-
Pakistan: pluies et vents violents font 18 morts à Karachi
-
Des compagnies aériennes européennes veulent repousser une étape de leur décarbonation
-
Ligue 1: à Lens, petite alerte dans la défense
-
Les eurodéputés posent leurs conditions pour valider l'accord commercial avec Washington
-
A trois jours du second tour, la campagne se tend dans les villes-clés
-
Moyen-Orient: les Bourses européennes accentuent leur repli, peur d'une "guerre énergétique totale"
-
"Sans avertissement": en Cisjordanie, la stupeur après une première frappe iranienne mortelle
-
Les hydrocarbures s'envolent après des attaques contre des sites énergétiques du Golfe
-
L'Etat français essuie un nouveau revers judiciaire face à Shein
-
Tokyo annonce le début de la majestueuse saison des cerisiers en fleurs
-
Ukraine: Orban reste inflexible, envers et contre tous à Bruxelles
-
Le patron de Voodoo (jeux mobiles) en passe de prendre le contrôle de Konbini et du Gorafi
-
La Bourse de Paris en repli, soucieuse de l'énergie et de la BCE
-
Incendie de Hong Kong: les défaillances des mesures anti-incendie exposées à la commission d'enquête
-
Moyen-Orient: les Bourses européennes en net repli
-
Le pétrole bondit après les attaques d'infrastructures énergétiques, repli des Bourses en Asie
-
Thaïlande: le leader conservateur Anutin Charnvirakul reconduit comme Premier ministre
-
NBA: les Lakers et les Hawks enchaînent
-
La BCE bousculée par le choc énergétique au Moyen-Orient
-
Ligue Europa: au ralenti, Lyon retrouve des forces offensives au moment de recevoir Vigo
-
Ligue Europa: le vent en poupe, Lille file à Villa Park pour un grand défi
Au Zimbabwe, les crédits carbone, une manne convoitée par l'Etat
A l'aube, Peter Mudenda part sur les traces des éléphants dans cette réserve reculée du Zimbabwe, proche du lac Kariba. Mais ici, la conservation de la faune coexiste avec la vente de crédits carbone.
L'ancien agriculteur de 49 ans a raccroché les pioches et la charrue lorsque cette région du nord du pays s'est lancée dans un vaste projet de protection de la forêt : "Je gagnais bien ma vie", raconte-t-il à l'AFP, "mais j'ai vite compris qu'il y avait plus à tirer d'une zone protégée".
Le projet Kariba, qui s'étend sur 785.000 hectares de forêt, a généré plus de 100 millions d'euros de la vente de crédits carbone depuis 2011. Désormais une partie de cette manne, inespérée dans une économie à l'agonie, risque d'atterrir dans les caisses de l'Etat qui veut imposer un prélèvement de 50% des revenus des projets de compensation d'émissions carbone.
La neutralité carbone est devenue ces dernières années un marché mondial sur lequel entreprises et particuliers peuvent acheter des crédits carbone à des entités, qui suppriment ou réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre, en investissant notamment dans les énergies renouvelables, les mangroves ou encore dans la plantation d'arbres.
Dans la réserve, le programme né d'un partenariat entre une entreprise locale (Carbon green investment, CGI) et un développeur de crédits carbone basé en Suisse (South Pole) inclut outre la protection des arbres, l'apiculture et l'écotourisme, en impliquant les communautés locales. Des multinationales comme Nestlé ou même Gucci ont investi.
Un crédit équivaut à une tonne de CO2. Et ce marché en pleine expansion, qui pèse aujourd'hui 2 milliards de dollars, pourrait atteindre les 10 milliards d'ici 2030, selon un rapport publié cette année par le géant pétrolier Shell et le Boston Consulting Group (BCG).
Mais de récents scandales ont montré que le monde des crédits carbone reste un far-west ouvrant de nombreuses possibilités de "greenwashing" ou écoblanchiment, certaines entreprises désireuses de s'afficher "neutres en carbone" étant accusées de ne pas concrétiser leurs engagements ou les investissements annoncés.
- "Approche radicale" -
De nombreux pays cherchent à réglementer le secteur où les échanges se font directement entre entreprises. Un système mondial d'échanges est aussi en discussions dans le cadre des négociations sur le climat sous l'égide de l'ONU.
Mais au Zimbabwe, "l'approche adoptée est assez radicale", estime Gilles Dufrasne, de Carbon Market Watch, un groupe de défense des droits.
Le pays d'Afrique australe, plongé dans une profonde crise économique depuis une vingtaine d'années, a annoncé en mai que 50% de ces revenus devront être reversés à l'Etat.
Au moins 20% supplémentaires devront aller aux investisseurs locaux, les partenaires étrangers n'étant pas autorisés à empocher plus de 30%.
Par ailleurs, les contrats de crédits carbone devront être soumis à l'approbation du gouvernement et les accords déjà existants seront déclarés "nuls et non avenus".
Aucun réglementation concrète, ni calendrier n'ont toutefois encore été arrêtés.
Mais l'annonce a semé l'incertitude et effrayé les investisseurs ainsi que les communautés bénéficiaires du projet.
"Le gouvernement doit veiller à proposer des politiques favorables afin d'éviter que les communautés ne reviennent à un mode de pensée où elles n'accordent pas d'importance à la conservation des forêts", a souligné Elmon Mudenda, élu local.
Aujourd'hui 20% des recettes du projet sont consacrés à la protection de l'environnement. Le reste est réparti entre les communautés et les propriétaires terriens, selon South Pole.
"Les spéculations et les discours politiques créent de l'incertitude (...) et ralentiront voire arrêteront les investissements", craint la porte-parole de South Pole.
Pour M. Dufrasne, une mainmise de l'Etat sur ces revenus sème aussi la suspiscion sur "ce qu'ils vont faire de l'argent".
Avec la mauvaise "réputation" du Zimbabwe d'être gangréné par la corruption et la mauvaise gestion, les entreprises étrangères pourraient hésiter à acheter des crédits, craint le directeur de CGI, Stephen Wentzel.
L.Davis--AMWN