-
Athlétisme: Cassandre Beaugrand renonce aux championnats d'Europe
-
Mort de Gunther von Hagens, anatomiste qui exposait des cadavres "plastinés"
-
Foot: le jour J pour Zidane, grand favori de l'après-Deschamps
-
Dans la Gironde embrasée, "l'appui essentiel" des agriculteurs pour amener l'eau aux pompiers
-
La Poste annonce une hausse de 6,73% du prix des timbres et des colis en moyenne début 2027
-
Incendies en Gironde: "moins de foyers actifs" mais la chaleur menace
-
Incendies toujours non maîtrisés en France et en Espagne malgré des signes d'amélioration
-
Incendies en Gironde: "accalmie provisoire", la chaleur menace
-
Les assureurs prennent des mesures exceptionnelles pour les victimes des incendies
-
La Bourse de Paris profite de la chute des prix du pétrole
-
Gaza: une jeune femme brille lors des épreuves du bac, les premières depuis 2023
-
Baleines en danger, pélicans affamés et requins en nombre: la Californie souffre de la canicule marine
-
PGA: Jackson Koivun résiste à Scheffler pour remporter le 3M Open
-
Athlétisme: Noah Lyles victime de "crampes" en finale du 200m des championnats US
-
Incendies en Gironde: la chaleur menace après une cinquième nuit de lutte
-
Troisième nuit sans frappes au Moyen-Orient pour laisser "de la place" à la diplomatie
-
Le Brésil rappelle son ambassadeur en Argentine après des "propos offensants" de Milei
-
Trump laisse "de la place" aux négociations avec l'Iran, la suspension des frappes fait reculer le pétrole
-
"Orage de feu" sur la France et l'Espagne, la chaleur en embuscade
-
Plus de 325.000 réfugiés du feu en France et Espagne, les flammes à 15 km de la métropole bordelaise
-
Tour de France: Paul Seixas, la promesse de l'aube
-
Tour de France: Mathieu van der Poel monumental
-
En Gironde, cinquième nuit de combat pour les pompiers, qui redoutent la chaleur
-
Tour de France: Pogacar, grand spectacle et cinq majeur
-
Attaque à la gay pride de Berlin: le suspect islamiste tué par la police
-
Tadej Pogacar remporte son cinquième Tour de France, record égalé
-
Athlétisme: aux championnats de France, le "phénomène" Vessat bat le record de France de Djhone sur 400 m
-
Allemagne : traque d'un suspect islamiste après l'attaque meurtrière à la gay pride de Berlin
-
L'incendie de Gironde, totalement imprévisible, pourrait s'aggraver avec la chaleur
-
F1: le Britannique Lando Norris (McLaren) remporte le Grand Prix de Hongrie
-
Incendies: en Gironde, la course des pompiers contre "le feu qui décide"
-
Incendie en Gironde: les pompiers dans "l'impuissance" face à un "orage de feu" inédit
-
Mondiaux d'escrime: Sara Balzer, passée tout près du rêve
-
Tour de France: un 5e sacre au bout des Champs-Élysées et de Montmartre attend Pogacar
-
Escrime: Balzer en argent aux championnats du monde
-
Le président de Cuba accuse les Etats-Unis de vouloir "s'approprier" l'île
-
Badminton: Toma Junior Popov s'incline en finale de l'Open de Chine
-
Allemagne : traque d'un suspect islamiste dans l'attaque meurtrière à la gay pride de Berlin
-
Le pape renouvelle son appel à la paix au Proche et Moyen-Orient
-
Allemagne : traque d'un suspect dans l'attaque meurtrière à la gay pride de Berlin
-
Pluies et vents violents s’abattent sur la Chine avec le typhon Noul
-
En Gironde, l'incendie monstre est désormais "à 15 km" de l'agglomération de Bordeaux
-
Les plages du Débarquement et les Forteresses royales du Languedoc inscrites à l'Unesco
-
A New Delhi, la grande lessive du camp des manifestants étudiants
-
La Loire, en alerte, éprouvée par une sécheresse exceptionnelle
-
Les Etats-Unis à 100 jours d'élections de mi-mandat décisives pour Trump
-
Des vents violents balayent la Chine et Hong Kong après le passage du typhon Noul
-
L'incendie monstre en Gironde continue à avancer et menace les abords de la métropole de Bordeaux
-
Les gigantesques incendies en France et en Espagne hors de contrôle, plus de 300.000 réfugiés du feu
-
L'Iran épargné par les bombardements américains pour la deuxième nuit consécutive
Former des réparateurs d'éoliennes, un défi vertigineux aux Etats-Unis
Perché à près de 90 mètres au-dessus des plaines du Nouveau-Mexique, attaché au sommet d'une éolienne par un simple harnais de sécurité, Terrill Stowe est dans son élément.
"En 14 ans, je n'ai jamais vu personne tomber. J'espère que ce n'est pas la première aujourd'hui", plaisante le technicien instructeur, en s'adressant aux journalistes de l'AFP qui viennent de grimper les 260 barreaux de l'échelle menant au toit.
Cette éolienne surplombe la petite ville de Tucumcari, dans le sud-ouest des Etats-Unis. Comme un géant solitaire, perdu dans l'immensité le long de la célèbre route 66.
Construite en 2008, elle est l'une des rares éoliennes fonctionnelles où les apprentis techniciens américains peuvent se former à la maintenance de ces engins.
Un outil essentiel, utilisé par un établissement d'enseignement supérieur local pour soutenir une industrie en plein essor aux Etats-Unis.
La quantité d'électricité que l'éolien est capable de générer a plus que doublé en dix ans. Le pays compte environ 75.000 éoliennes, qui produisent suffisamment d'électricité pour alimenter 40 millions de foyers américains.
La maintenance devient donc un enjeu crucial. Mais "il n'y a pas assez de techniciens par rapport au nombre de champs d'éoliennes", explique M. Stowe.
L'enseignant forme 10 à 20 étudiants par semestre. D'abord dans un hangar au sol avec une réplique de générateur et de boîte de vitesse, avant de grimper vers la salle des machines, logée au cœur des trois pales de la tour géante.
- Ames sensibles, s'abstenir -
Le métier n'est pas fait pour les âmes sensibles, selon M. Stowe.
"Je leur dis que s'ils ont une peur bleue des hauteurs, ils ne devraient pas se lancer là-dedans", raconte-t-il. Lorsqu'il y a des rafales, évoluer au sommet d'une éolienne, c'est "comme tanguer sur un bateau, dans un sens et dans l'autre (...) à 100 mètres dans les airs."
Parmi les récentes recrues, Nathaniel Alexander et Kevin Blea ont passé leur diplôme et sont eux-mêmes devenus instructeurs.
"Je suis pour l'énergie propre", confie M. Alexander, un local de Tucumcari. Mais le jeune homme de 28 ans souhaitait surtout exercer "un travail d'homme", avec un bon salaire.
La formation dure deux ans et coûte entre 6.000 et 10.000 dollars. Elle débouche sur des postes qui permettent de gagner 50.000 à 90.000 dollars, bien plus que le salaire moyen de la région.
Si la baisse des coûts et l'amélioration de la technologie éolienne propulse l'essor du secteur, l'industrie a aussi reçu un coup de pouce majeur de la part de Joe Biden, qui a financé un ambitieux programme écologique.
Pourtant, rares sont ceux qui lui en savent gré à Tucumcari, région rurale conservatrice, nichée aux confins d'un Nouveau-Mexique par ailleurs largement démocrate.
Il y a eu "une sorte de tendance à la hausse" ces dernières années, reconnaît M. Stowe. "Mais en fait, lorsque Trump était là, la tendance haussière était plus prononcée que sous Biden", estime-t-il.
M. Alexander, lui, juge que les crédits d'impôts accordés à l'éolien ont "définitivement aidé" l'industrie, mais s'avoue "peu passionné" par la réputation verte du secteur.
- "Théories du complot" -
Ce qui l'intéresse davantage, c'est de lire les "théories du complot sur la quantité de diesel nécessaire pour faire fonctionner" une éolienne.
"Ce n'est pas du tout vrai, je trouve juste ça assez marrant", sourit-il.
Les éoliennes sont fréquemment frappées par la foudre, ce qui oblige les techniciens à grimper pour les réparer. Mais la sécurité a radicalement changé ces dernières années.
Avant sa carrière d'instructeur, M. Stowe a parfois rampé sur une "couche de glace gelée", au sommet d'éoliennes secouées par des vents à 145 km/h.
"A l'époque, la météo importait peu", lâche-t-il avec nostalgie. Aujourd'hui, "s'il y a la moindre incertitude sur le temps, ils ne grimpent pas."
Son autre ancien élève, M. Blea, se rappelle pourtant avoir vu un de ses camarades "vomir dans son casque", à cause du vent qui ballottait l'éolienne de formation. "C'était assez dégoûtant, franchement", rit le jeune homme de 27 ans.
Mais les dangers sont vite oubliés, selon M. Alexander, grâce à une carrière rythmée par des panoramas "impressionnants" dans la lumière du matin. "C'est une bonne façon de se réveiller", conclut-il.
Ch.Havering--AMWN