-
Incendies en Gironde: la chaleur menace après une cinquième nuit de lutte
-
Troisième nuit sans frappes au Moyen-Orient pour laisser "de la place" à la diplomatie
-
Le Brésil rappelle son ambassadeur en Argentine après des "propos offensants" de Milei
-
Trump laisse "de la place" aux négociations avec l'Iran, la suspension des frappes fait reculer le pétrole
-
"Orage de feu" sur la France et l'Espagne, la chaleur en embuscade
-
Plus de 325.000 réfugiés du feu en France et Espagne, les flammes à 15 km de la métropole bordelaise
-
Tour de France: Paul Seixas, la promesse de l'aube
-
Tour de France: Mathieu van der Poel monumental
-
En Gironde, cinquième nuit de combat pour les pompiers, qui redoutent la chaleur
-
Tour de France: Pogacar, grand spectacle et cinq majeur
-
Attaque à la gay pride de Berlin: le suspect islamiste tué par la police
-
Tadej Pogacar remporte son cinquième Tour de France, record égalé
-
Athlétisme: aux championnats de France, le "phénomène" Vessat bat le record de France de Djhone sur 400 m
-
Allemagne : traque d'un suspect islamiste après l'attaque meurtrière à la gay pride de Berlin
-
L'incendie de Gironde, totalement imprévisible, pourrait s'aggraver avec la chaleur
-
F1: le Britannique Lando Norris (McLaren) remporte le Grand Prix de Hongrie
-
Incendies: en Gironde, la course des pompiers contre "le feu qui décide"
-
Incendie en Gironde: les pompiers dans "l'impuissance" face à un "orage de feu" inédit
-
Mondiaux d'escrime: Sara Balzer, passée tout près du rêve
-
Tour de France: un 5e sacre au bout des Champs-Élysées et de Montmartre attend Pogacar
-
Escrime: Balzer en argent aux championnats du monde
-
Le président de Cuba accuse les Etats-Unis de vouloir "s'approprier" l'île
-
Badminton: Toma Junior Popov s'incline en finale de l'Open de Chine
-
Allemagne : traque d'un suspect islamiste dans l'attaque meurtrière à la gay pride de Berlin
-
Le pape renouvelle son appel à la paix au Proche et Moyen-Orient
-
Allemagne : traque d'un suspect dans l'attaque meurtrière à la gay pride de Berlin
-
Pluies et vents violents s’abattent sur la Chine avec le typhon Noul
-
En Gironde, l'incendie monstre est désormais "à 15 km" de l'agglomération de Bordeaux
-
Les plages du Débarquement et les Forteresses royales du Languedoc inscrites à l'Unesco
-
A New Delhi, la grande lessive du camp des manifestants étudiants
-
La Loire, en alerte, éprouvée par une sécheresse exceptionnelle
-
Les Etats-Unis à 100 jours d'élections de mi-mandat décisives pour Trump
-
Des vents violents balayent la Chine et Hong Kong après le passage du typhon Noul
-
L'incendie monstre en Gironde continue à avancer et menace les abords de la métropole de Bordeaux
-
Les gigantesques incendies en France et en Espagne hors de contrôle, plus de 300.000 réfugiés du feu
-
L'Iran épargné par les bombardements américains pour la deuxième nuit consécutive
-
A la Comic-Con, "longue vie et prospérité" pour le soixantenaire de Star Trek
-
Incendies en Europe: les réfugiés accourent vers les centres d'accueil après une "nuit compliquée"
-
Sénégal: le président lance son nouveau parti, la rupture consommée avec son ex-Premier ministre
-
La France rend hommage au père Hamel tué dans un attentat il y a dix ans
-
Un véhicule fonce dans la foule à la gay pride de Berlin: un mort, 16 blessés
-
Gay pride à Berlin: un mort et 16 blessés, percutés par un véhicule
-
Incendies: situation toujours "critique en Gironde", 55.000 nouvelles évacuations
-
Gay pride à Berlin: un mort et environ 15 blessés, percutés par un véhicule
-
Incendies: de nouvelles évacuations ordonnées en France et en Espagne
-
Claquettes-chaussettes et fast-food : dans le train des coureurs du Tour de France
-
Incendies: situation toujours "critique en Gironde", de nouvelles évacuations
-
Athlétisme: victoire et minima pour Marie-Julie Bonnin aux Championnats de France
-
Incendies: près de 260.000 "réfugiés du feu" évacués en France et près de Madrid
-
Incendies: situation toujours "critique en Gironde", feu "très actif" dans le Var
Espagne: Pedro Sanchez garde le silence devant le juge et riposte avec une plainte
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a fait valoir mardi son droit au silence lors de son audition par le juge qui enquête sur son épouse, avant de riposter avec une plainte accusant le magistrat d'avoir commis des "délits" dans ses investigations.
Très attendue, l'audition du dirigeant socialiste --au sein même de la résidence officielle du chef du gouvernement-- n'a finalement duré que quelques minutes.
Convoqué comme témoin dans le seul volet "trafic d'influence" de l'enquête ouverte aussi pour corruption et visant sa femme Begoña Gómez, Pedro Sánchez avait le droit de ne pas répondre aux questions du juge Juan Carlos Peinado: la loi espagnole autorise les citoyens à garder le silence quand une enquête porte sur leur conjoint. Elle-même convoquée le 19 juillet, mais comme mise en examen, Begoña Gómez avait elle aussi gardé le silence.
Mais dans la foulée, le chef du gouvernement espagnol, qui a toujours défendu la probité de sa femme et voit dans cette affaire des manoeuvres de "harcèlement" émanant de "médias fortement marqués à droite" et soutenues selon lui par les partis d'opposition, a riposté avec une plainte visant nommément le juge Peinado.
Dans cette plainte déposée mardi matin en son nom par l'Avocat général de l'Etat, Pedro Sanchez reproche entre autres au juge Juan Carlos Peinado de n'avoir pas respecté son statut de chef du gouvernement en l'auditionnant en face à face, au lieu de le laisser témoigner par écrit, comme il l'avait demandé.
- "Abus judiciaire" -
"Cette plainte (...) n'est pas une attaque frontale contre le pouvoir judiciaire", est-il écrit dans le document, consulté par l'AFP. "Au contraire, c'est l'expression de la confiance portée au pouvoir judiciaire, seul capable de mettre un terme à un abus, en l'occurrence un abus judiciaire attribuable à l'un des plus de 5.000 juges qui exercent leurs fonctions en Espagne".
Le chef du gouvernement espagnol avait tenté la semaine dernière de faire valoir son droit à témoigner par écrit, garanti pour les membres du gouvernement dans la loi espagnole. En vain: la justice avait rejeté sa requête, assurant que le juge Peinado l'avait convoqué comme époux de Begoña Gómez, et non comme Premier ministre.
"On ne peut pas dissocier une personne, et prétendre qu'on va l'interroger comme époux, quand ce qui détermine l'objet de l'investigation (...) est la condition de chef du gouvernement du mari de la personne visée par l'enquête", est-il écrit dans la plainte.
"Il est évident que nous faisons face à une mise à scène (...). Et la stratégie suivie est très claire. La stratégie consiste à donner une apparence juridique à une cause politique", a commenté la porte-parole du gouvernement Pilar Alegria à propos de la plainte.
"Sánchez n'a pas souhaité s'exprimer devant la justice, mais il devra répondre devant les Espagnols de toutes les injustices" de son gouvernement, a réagi sur X le leader du Parti populaire (PP, droite), le principal parti d'opposition, Alberto Núñez Feijóo, avant l'annonce de la plainte.
L'audition de Pedro Sanchez était la deuxième seulement d'un Premier ministre espagnol en exercice, après celle du conservateur Mariano Rajoy, entendu comme témoin lors d'un procès sur le financement illégal du PP en 2017.
- Rencontre avec le roi -
Présent mardi matin pour le début du Conseil des ministres, le dernier avant les vacances estivales, le chef du gouvernement doit se rendre dans l'après-midi sur l'île de Majorque, aux Baléares, pour rencontrer le roi Felipe VI sur son lieu de villégiature, comme chaque année à cette période.
Begoña Gómez, qui dirige un master de management à l'université Complutense de Madrid, est soupçonnée d'avoir utilisé les fonctions de son mari dans le cadre de ses relations professionnelles - notamment avec Juan Carlos Barrabés, un homme d'affaires espagnol.
L'enquête la visant a été ouverte après une plainte de Manos limpias ("Mains propres"), un collectif proche de l'extrême droite qui a dit se fonder sur des articles de presse. Une deuxième association, Hazte oír ("Fais-toi entendre"), ainsi que le parti d'extrême droite Vox, se sont depuis joints au dossier.
Au moment de l'ouverture fin avril de l'enquête, le chef du gouvernement espagnol avait suspendu ses activités pendant cinq jours, assurant alors songer à démissionner.
Le PP et Vox multiplient depuis des semaines les critiques contre le Premier ministre, fragilisé par cette affaire mais aussi par l'absence d'une majorité stable au Parlement.
Y.Nakamura--AMWN