-
Crash du Rio-Paris: Airbus et Air France condamnés en appel pour une "catastrophe annoncée"
-
L'emblématique 2CV "est de retour", en version électrique, annonce Stellantis
-
Moteur du Scaf: "excellente" coopération franco-allemande, selon Safran
-
Coupe de France: une finale comme un supplice pour Nice
-
L'épidémie d'Ebola se propage en RDC, des cas signalés au Sud-Kivu
-
Marchés: repli des Bourses en Europe et à Wall Street malgré Nvidia
-
La Cour internationale de Justice estime que le droit de grève est protégé par un traité de l'Organisation internationale du travail
-
Espagne: la justice interdit le registre national des logements touristiques du gouvernement
-
Le volley "a besoin que les Français reviennent", dit le néo-Tourangeau Earvin Ngapeth
-
Stellantis: 60 milliards d'euros d'investissements avec l'Amérique du Nord en tête
-
Wall Street dans le rouge, peu emballée par les résultats de Nvidia
-
Ben Gvir, ministre et impétueuse star de l'extrême droite israélienne
-
Mondial-2026: avec son "aura", Manuel Neuer de retour avec l'Allemagne
-
Santé au travail: le gouvernement attentif aux nouveaux arrivants, à la santé mentale et aux violences sexistes
-
Airbus et Air France condamnés en appel pour le crash du Rio-Paris en 2009
-
Samsung: les salariés de la division puces recevront une prime moyenne de 338.000 dollars
-
Stellantis annonce un plan d'investissements de 60 milliards d'euros sur 5 ans
-
Ebola en RDC: un premier cas signalé au Sud-Kivu où l’épidémie se propage
-
Trois associations saisissent la justice contre les "carences" de l'Etat dans la lutte contre les PFAS
-
Un cadre sur deux utilise l'IA dans son travail, selon l'Apec
-
"Timmy", la baleine échouée retrouvée morte au Danemark, déplacée jeudi
-
"C'est spectaculaire!": Paris découvre le Pont Neuf emballé par JR
-
"Flottille pour Gaza": Israël s'apprête à expulser les militants étrangers capturés en mer
-
Coup d'arrêt pour le service First VPN, prisé des cybercriminels
-
Prix en rayon: la commission d'enquête du Sénat dénonce les pratiques des distributeurs face à leurs fournisseurs
-
Cuba outré par l'inculpation de Raul Castro par les Américains
-
Climat: les pays riches dépassent leur objectif de financement, incertitudes sur l'après
-
Cambodge: un festival pour invoquer la pluie et la paix avec la Thaïlande
-
Les Etats-Unis estiment qu'il est "temps de remettre leur empreinte sur le Groenland", déclare l'émissaire américain à l'AFP
-
Moyen-Orient: soutenir l'activité sans plomber le budget, le casse-tête de Lecornu
-
McDonald's France victime d'une fuite de données, des comptes fidélité débités
-
Bruxelles revoit à la baisse la croissance européenne à cause de la guerre au Moyen-Orient
-
Le chef de l'armée pakistanaise attendu en Iran, la situation "sur le fil" pour Trump
-
Bourses mondiales: prudence en Europe, les semi-conducteurs flambent en Asie
-
Bolivie: les ressorts de la crise politique qui fragilise le président Rodrigo Paz
-
Bourse de Paris: Ubisoft cède plus de 15% après ses résultats
-
Inculpation de Raul Castro: un ex-espion cubain raconte sa version de l'attaque de 1996
-
D'où vient SpaceX, qui vise la Lune, Mars et une entrée en Bourse?
-
Dialogue ou affrontement: l'attitude face aux groupes armés divise en Colombie
-
Olivier Andriès, le patron cash de l'aéronautique française
-
Venezuela: disparition forcée et mort, une crainte latente pour les prisonniers politiques
-
Brésil: Flavio Bolsonaro dans la tourmente à l'approche de la présidentielle
-
Tennis: Arthur Fils se présente en outsider à Roland-Garros
-
Le dentiste, un fil solide entre l'Ukraine et ses exilés
-
Champions Cup: Ben Tameifuna, le pilier totem de l'UBB
-
"Chacun a son propre Coluche", dit Michel Denisot, auteur d'un documentaire sur l'humoriste
-
Marges dans la grande distribution: la commission d'enquête du Sénat dévoile ses recommandations
-
La Cour internationale de Justice s'apprête à statuer sur le droit de grève
-
Suppression des ZFE, artificialisation des sols: décision très attendue des Sages sur la loi de simplification
-
Crash du Rio-Paris: Airbus et Air France risquent une condamnation en appel
L'Iran promet de continuer de frapper de manière "intense", détonations en série dans des pays du Golfe
L’Iran a lancé samedi des vagues d’attaques de missiles et de drones contre ses voisins du Golfe abritant des forces américaines, jurant de ne pas capituler malgré les menaces de Donald Trump et de continuer à riposter aux coups portés depuis une semaine par Israël et les Etats-Unis.
Des détonations ont retenti dans l'après-midi à Doha au Qatar, mais aussi à Manama à Bahreïn, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Le chef du pouvoir judiciaire iranien, Gholamhossein Mohseni Ejeï, a affirmé que l'Iran poursuivrait ses attaques contre des sites dans des pays voisins utilisés dans "l'agression", invoquant des "preuves" que certains Etats de la région s'étaient "mis à la disposition de l'ennemi".
La guerre qui a embrasé toute la région est entrée dans sa deuxième semaine, faisant s'envoler les cours du pétrole avec la paralysie de nombreux flux d'hydrocarbures en provenance du Golfe.
Au début de l'attaque lancée le 28 février, le président américain avait appelé le peuple iranien à renverser la République islamique, instaurée en 1979. Mais si Washington souhaite la chute du pouvoir actuel, l'objectif déclaré est de détruire les capacités balistiques de l'Iran et de l'empêcher de se doter de la bombe atomique - intention que Téhéran dément.
Des milliers de cibles ont été frappées dans l'opération israélo-américaine, des sites stratégiques endommagés et le guide suprême Ali Khamenei, au pouvoir depuis 1989, tué.
Samedi, les raids israéliens menés depuis avant l'aube ont été parmi les importants depuis le début du conflit, visant notamment une académie militaire, un centre de commandement souterrain et un site de stockage de missiles.
Des photos de l'AFP montrent des flammes rougeoyantes et de la fumée s'élever de l'aéroport international Mehrabad de Téhéran, l'un des deux desservant la capitale, où l'armée israélienne assuré avoir frappé 16 avions de l'unité d'élite des Gardiens de la Révolution. Ispahan (centre) a également été ciblé, selon Israël.
Dans les rues de Téhéran, des habitants joints par téléphone décrivent à l'AFP des checkpoints installés pour empêcher les pillages et assurer le contrôle. Selon un habitant de 40 ans qui a requis l'anonymat, les magasins sont ouverts et des marchandises "disponibles", même si "tout est devenu un peu plus cher".
Les bombardements se sont enchaînés ces derniers jours sans relâche, l'armée israélienne annonçant avoir frappé "400 cibles" à travers l'Iran vendredi. Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient a, lui, dit avoir frappé plus de "3.000" cibles depuis le déclenchement de l'opération.
Les autorités iraniennes ont recensé jusque là environ un millier de personnes tuées depuis le début de la guerre, dont 30% sont des enfants, selon elles, des affirmations que l'AFP ne peut pas vérifier.
- "Dans leurs tombes" -
Le président Massoud Pezeshkian - membre du triumvirat assurant la transition après la mort de Ali Kahmenei- a affirme que l'Iran ne se rendrait pas, dans un discours diffusé samedi à la télévision d'État, en réponse à l'exigence de Donald Trump d'une "capitulation inconditionnelle".
"Les ennemis (Israël et les Etats-Unis) peuvent emporter dans leurs tombes leur souhait de voir le peuple iranien se rendre", a-t-il lancé.
Avant que le chef du pouvoir judiciaire - également membre du triumvirat de transition - ne réaffirme que l'Iran poursuivrait ses attaques dans des pays voisins, se prévalant de l'accord en ce sens de tous les "piliers du système", le président avait affirmé que les Etats concernés ne seraient plus attaqués, sauf si des frappes étaient tirées depuis leurs territoires.
Les pays du Golfe ont déclaré que leur territoire n’avait pas été utilisé pour mener des attaques contre l’Iran, après avoir, avant la guerre, répété qu’ils n’autoriseraient pas un tel usage.
Samedi encore, ces riches monarchies qui abritent des infrastructures vitales pour la production d'hydrocarbures mondiale mais aussi des bases américaines, continuent de vivre au rythme des alertes.
L'aéroport de Dubaï, le plus fréquenté au monde pour le trafic international, a dû momentanément suspendre ses opérations dans la matinée. Et en fin d'après-midi, les Emirats ont fait état de nouvelles attaques "de drones et de missiles venant d'Iran".
Des attaques ont également visé le Koweït, où la compagnie pétrolière nationale a annoncé samedi avoir baissé sa production de pétrole de manière "préventive", mais aussi l'Arabie Saoudite.
Ryad a annoncé avoir détruit trois missiles balistiques se dirigeant vers la base aérienne du prince Sultan, qui abrite des militaires américains, ainsi que 17 drones sur le gisement de pétrole de Shaybah (sud-est).
Les forces iraniennes ont dit avoir ciblé deux pétroliers, le Prima, qui tentait de traverser le détroit d'Ormuz - passage névralgique pour le transport maritime mondial du pétrole et gaz fermé par Téhéran - et un autre battant pavillon des Iles Marshall dans le Golfe.
- Près de 300 morts au Liban -
La guerre a des retombées jusqu'à Chypre où une base aérienne britannique a été frappée lundi par un drone de fabrication iranienne.
Les forces armées américaines ont par ailleurs commencé à utiliser des bases britanniques pour des "opérations défensives" dans le conflit, a annoncé Londres samedi. Des bombardiers B-1 de l'US Air Force ont notamment atterri sur la base RAF de Fairford, dans le sud-ouest de l'Angleterre, a constaté l'AFP.
Une attaque de drones iraniens contre l'Azerbaïdjan, allié d'Israël, soulève par ailleurs la crainte d'une extension du conflit au Caucase.
Le conflit s'étend aussi au Kurdistan irakien, où sont basés des factions kurdes iraniennes en exil. Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, disent y avoir visé des "groupes séparatistes".
Au Liban, aspiré dans le conflit quand le Hezbollah a attaqué Israël lundi pour "venger" la mort de l'ayatollah Khamenei, un "désastre humanitaire" se profile, a averti le Premier ministre, Nawaf Salam, avec le déplacement massif d'habitants de zones pilonnées par l'armée israélienne, dont le banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement pro-iranien.
Beyrouth a recensé près de 300 personnes tuées dans ces frappes israéliennes depuis lundi, et environ 300.000 personnes ont dû fuir, selon le Conseil norvégien pour les réfugiés.
burs-al/cab
L.Miller--AMWN