-
Covid long: marginale, la piste psychologique reste portée par certains chercheurs
-
Victime d'arnaque aux cryptomonnaies, un Singapourien veut conjurer "la honte"
-
Au Pakistan, les gravures remplacent les photos dans les cimetières chiites
-
L'Iran continue à cibler ses voisins du Golfe, de fortes explosions au Bahreïn
-
Premier tour des municipales, suspense maximum dans les grandes villes
-
NBA: Wembanyama impressionne encore, clame son envie d'être MVP
-
"Une bataille après l'autre" ou "Sinners"? C'est l'heure du verdict aux Oscars
-
Jour de vote pour la présidentielle au Congo-Brazzaville, Sassou Nguesso largement favori
-
Les Vietnamiens fatalistes à l'heure des élections législatives
-
La guerre au Moyen-Orient entraîne l'annulation de Grands Prix de F1 dans le Golfe
-
Six nations: le XV de France bat l'Angleterre 48-46 et remporte un deuxième Tournoi d'affilée
-
Ligue 1: Lens rate le coche, Wahi libère Nice, Monaco enchaîne
-
XV de France: LBB, un quadruplé pour l'histoire
-
Six nations: l'Irlande douche l'Ecosse, sans retoucher au titre
-
Irak: attaque contre l'ambassade américaine, Washington appelle ses citoyens à quitter le pays
-
Ski alpin: Alexis Pinturault annonce sa retraite, une page se tourne pour les Bleus
-
L1: Lens se loupe à Lorient et reste derrière le Paris SG
-
Dans un village du Congo, la présidentielle creuse la fracture entre jeunes et vieux
-
Bolsonaro toujours en soins intensifs, détérioration rénale (hôpital)
-
Six nations: l'Irlande douche l'Ecosse avant un "Crunch" décisif
-
Ski alpin: Pinturault, plus grand palmarès français, arrêtera sa carrière à la fin de l'hiver
-
Paris-Nice: c'est court mais c'est bon pour Godon
-
Jürgen Habermas: philosophe engagé de la démocratie
-
Drones: l’expertise ukrainienne recherchée dans la "guerre de pauvres"
-
Le philosophe allemand Jürgen Habermas est mort, selon sa maison d'édition
-
Kolesnikova, opposante bélarusse, reçoit le prix Charlemagne en Allemagne
-
Irak: attaque contre l'ambassade américaine, trois morts dans des frappes sur un groupe pro-Iran
-
L'île de Kharg, hub pétrolier de l'Iran, ciblée par les Américains
-
Troisième semaine de guerre au Moyen-Orient, entrée dans sa "phase décisive", selon Israël
-
Ukraine: au moins quatre morts dans une attaque russe "massive" sur la région de Kiev
-
L'embrasement du Moyen-Orient relance l'offensive norvégienne pour le gaz arctique
-
En Pologne, ces jeunes joailliers 2.0 qui réinventent l'artisanat de l'ambre
-
En Israël, ces bunkers devenus vespasiennes qui indignent les villes arabes
-
En Ukraine, des femmes se réinventent pour fabriquer des drones
-
Explosion de nuit devant une école juive d'Amsterdam
-
F1: Kimi Antonelli (Mercedes) partira en première position du GP de Chine, plus jeune "poleman" de l'histoire
-
Avant la rencontre Trump-Xi, des objectifs encore à déterminer
-
En Hongrie, une usine Samsung devenue toxique pour la campagne de réélection d’Orban
-
"Blanche-Neige" et "La Guerre des Mondes" au palmarès des pires films de l'année
-
Aux Etats-Unis, des élus républicains multiplient les propos anti-musulmans
-
Timothée Chalamet se prend les pieds dans le tapis des Oscars
-
En Angleterre, face à l'érosion côtière, s'adapter plutôt que se défendre
-
Ligue 1: courses, duels, récupération... Lens toujours plus intense
-
Trump voit l'Iran "complètement vaincu", Téhéran menace de "réduire en cendres" des installations pétrolières
-
L'Iran menace de "réduire en cendres" les installations pétrolières liées aux Etats-Unis
-
Les Etats-Unis frappent le hub pétrolier de l'Iran dans le Golfe
-
Ligue 1: L'OM s'accroche à son podium, dans la souffrance
-
Liban: le Hezbollah se dit prêt à une "longue confrontation", Israël accentue ses menaces
-
Lian: le Hezbollah se dit prêt à une "longue confrontation", Israël accentue ses menaces
-
Cuba confirme des pourparlers avec les Etats-Unis, libère des prisonniers politiques
Ukraine: une maternité de Kiev transformée en hôpital de campagne
Une jeune Ukrainienne était en train de récupérer après la naissance de ses jumeaux dans l'une des principales maternités de Kiev quand un éclat d'obus a percé une fenêtre, jonchant le sol de sa chambre de verre brisé.
Le lendemain, après une nuit passée dans un bunker, les femmes et les nouveaux-nés ont été évacués et la clinique transformée en poste médical de campagne pour les militaires et civils blessés.
Jeudi, alors que le monde entier restait choqué par le bombardement la veille par l'armée russe d'une autre maternité dans le port méridional de Marioupol, le directeur du site à Kiev tenait à faire passer un message aux dirigeants occidentaux.
Valeriy Zukin est un expert renommé mondialement en santé maternelle et PDG d'une clinique privée dans une banlieue de la capitale. Maintenant, il gère des soins d'urgence pour blessés de guerre.
Il ne veut pas entendre parler d'aide humanitaire de l'Occident: ce qu'il veut c'est un soutien politique et militaire à l'Ukraine, pour qu'elle puisse venir à bout de l'invasion russe.
"Je reçois beaucoup de questions de l'étranger du type +quel genre d'aide humanitaire vous faut-il?+ Je préfère acheter des médicaments et ne pas demander l'aumône", explique-t-il à l'AFP.
"C'est comme demander à un homme avec un noeud coulant autour du cou s'il a soif. Enlevez d'abord le noeud coulant", poursuit-il.
La clinique de M. Zukin, située près du village de Horenka, actuellement sur la ligne de front, au nord-ouest de Kiev, n'a pas subi le même niveau de destruction que la maternité de Marioupol, dont le bombardement mercredi a indigné la communauté internationale.
Mais la porte d'entrée en verre a été brisée par des éclats et deux impacts défigurent sa façade.
Femmes et enfants ont été renvoyés chez eux ou répartis dans d'autres établissements plus loin des combats.
Mais la clinique reste ouverte. Une ambulance militaire kaki constellée d'éclats d'obus y est garée, juste derrière une statue figurant une cigogne apportant un bébé.
- Maisons désertées -
Dans les bois environnants, le bruit sourd de l'artillerie et des mortiers résonne. Les forces russes ne sont désormais plus qu'à quelques kilomètres de là.
Vasyl Oksak, 43 ans, est le commandant local de la protection civile. Il est chargé d'acheminer les blessés jusqu'à la clinique.
"Il y a eu des combats durs à six kilomètres d'ici", relate-t-il à l'AFP.
"Nos soldats sont là-bas, ils repoussent l'ennemi. L'évacuation des civils des parties du village où il n'y a pas de combats est actuellement en cours", explique-t-il.
Plusieurs maisons dans cette zone qui comprend surtout de modestes pavillons individuels avec jardin, ont été atteintes par des missiles Grad, tirés par des lance-roquettes multiples.
L'une d'elle a été incendiée et privée de toit et la serre en plastique attenante a été détruite par les impacts, laissant apparaître de jeunes pousses de crocus dans le froid de l'hiver.
Nombre de maisons sont désertées et des chiens et chats errants parmi les morceaux de verre mendient de la nourriture aux passants. Des poulets se promènent dans les jardins couverts de débris, dont les clôtures tordues claquent dans le vent.
- Chambre d'enfant -
"L'obus a touché ce mur où il y avait une conduite de gaz", explique Vasyl Oksak, faisant inspecter les ruines. "Voici une chaise pour enfant, des chaussures", poursuit-il. "Vous voyez, c'était une chambre d'enfant, ils vivaient ici".
Une retraitée locale, Nataliya Mykolaivna, 64 ans, montre un minibus blanc pulvérisé, qui appartenait selon elle à des volontaires qui portaient du ravitaillement aux soldats du front et aux habitants encore sur place.
"Ils sont venus ici et ont arrêté leur minibus. Ils avaient des cartons de friandises", raconte-t-elle.
"Nous nous sommes approchés, cinq ou six personnes. Ils allaient nous tendre les cartons. Et soudain ils ont été pris pour cible. C'était une frappe directe".
B.Finley--AMWN